Introduction

Nous pouvons par exemple tester l'équation d'état RKS sur le binaire propane-éthanol.

Une procédure souvent recommandée est d'ajuster le(s) paramètre(s) du modèle sur les données à basse température, et d'extrapoler vers les hautes températures.

On peut donc :

  • ajuster le paramètre binaire \[{k}_{ij}\] sur les données expérimentales à 325 K : on obtient \[{k}_{ij}=0,0211\]. La déviation en pression est de l'ordre de 3%, c'est à dire sensiblement plus grande que celle obtenue avec l'équation NRTL : mais avec NRTL, nous avions deux paramètres ajustables, ce qui donne bien sûr plus de souplesse à l'équation

  • garder cette valeur du paramètre et comparer les courbes calculées aux données expérimentales à d'autres températures.

On constate que les données expérimentales à haute température et haute pression sont nettement mieux représentées qu'avec des modèles de coefficient d'activité comme NRTL. Les écarts entre pression expérimentale et calculée restent de l'ordre de grandeur de quelques pour-cent, ce qui est globalement acceptable.

On constate néanmoins que les lentilles d'équilibre calculées dans les conditions où le propane est supercritique ne se referment pas sur le point critique du mélange. En fait, dès lors que l'on approche des conditions critiques du mélange, les équations d'équilibre \[{f}_{i}^{\left(L\right)}\left(T,P,\underline{x}\right)={f}_{i}^{\left(V\right)}\left(T,P,\underline{y}\right)\] ont une fâcheuse tendance à converger vers la "solution triviale" où les deux phases sont identiques (le liquide est trivialement en équilibre avec lui-même !). C'est donc plutôt une limitation due aux méthodes numériques un peu trop simples utilisées dans ce programme : l'équation d'état est intrinsèquement capable de représenter le phénomène critique, au moins qualitativement.