Rôle de l'énergie dissipée dans le liquide

En régime Brownien, l'hydrodynamique n'a pas d'influence sur le processus d'agrégation[1] ou d'agglomération[2] car les particules se déplacent principalement par diffusion.

À travers le terme de vitesse de collision[3], l'énergie dissipée a un effet favorable à l'agrégation[1] ou l'agglomération[2] dans les régimes laminaire et turbulent par accroissement des chocs entre particules. Par contre, l'augmentation des vitesses du fluide finit par favoriser la désagrégation[4] ou la brisure,[5] ce qui limite les tailles des agglomérats ou agrégats ( Mersmann et coll. 1998[6], David et coll. 2003[7]). On se rappellera que l'énergie dissipée est répartie de façon très inégale dans les cuves et les mélangeurs en ligne, ce qui fait que collisions et brisures[5] sont aussi concentrées dans les mêmes zones à haute vitesse de dissipation d'énergie mécanique. On suppose que la puissance dissipée n'a pas d'influence sur \[{k}_{c}\][8] et \[G\][9], c'est-à-dire que la diffusion externe autour de l'aggrégat n'est pas limitante, puisque \[{\varepsilon }_{M}\][10] influe sur l'épaisseur de la couche limite.

Influence de la puissance dissipée sur la vitesse d'agglomération : cristallisations lentes

Il convient de retenir que, lorsque la cristallisation est lente, l'influence de l'augmentation de la puissance dissipée est modérément défavorable à l'agglomération[2] en régimes laminaire et turbulent.

Influence de la puissance dissipée sur la vitesse d'agglomération : cristallisations rapides

Au contraire, lorsque la cristallisation est rapide, l'influence de l'augmentation de la puissance dissipée est modérément favorable à l'agglomération[2]. Si on se souvient que \[{\varepsilon }_{M}~{N}^{3}\] (Chapitre sur l'Hydrodynamique des suspensions[11]), on peut établir la relation avec la vitesse d'agitation[12] dans une cuve mécaniquement agitée.